22 Juillet 2025
Le test d'aujourd'hui est sur un des titres les plus attendus de ces derniers mois puisqu'il est signé du génialissime Hideo KOJIMA (les METAL GEAR et DEATH STRANDING) et que c'est la suite de DEATH STRANDING.
DEATH STRANDING 2: ON THE BEACH est sorti exclusivement sur PS5 il y a quelques semaines. Le premier m'avait bluffé et marqué, qu'en sera t'il pour celui-ci?
Eh bien, dès les premières secondes, l'effet waouw est encore là...
Sam Porter est de retour (incarné par l'acteur et facilement reconnaissable Norman REEDUS). Après avoir reconnecter le réseau chiral les États-Unis dans le premier opus, on le rappelle dans une situation quelque peu différente pour reconnecter le Mexique et pas que (pour ne pas trop en dire sur l'histoire).
Nous voici donc reparti pour une nouvelle simulation de marche signée Hideo KOJIMA. Le gameplay reste sensiblement identique même si des choses ont évoluées, on en reparle plus bas.
Mais sinon l'idée reste la même: réussir des missions de livraison et de connexion au réseau chiral mais cela ne va pas être aussi simple que cela car les ennemis sont toujours là. Je n'ose pas trop en dire sur l'histoire, de peur d'en dire trop (j'ai zappé certains pans de l'histoire exprès). Pour ceux qui n'avait pas joué au premier épisode, un résumé vous ai proposé en vidéo pour comprendre certains éléments de l'histoire de ce deuxième épisode même si globalement, on peut y jouer sans avoir fait le premier (même si vous allez rater certaines émotions fortes faut être clair).
Hideo KOJIMA est un amoureux de l'art! Il faut le voir sur les réseaux sociaux, il adore l'art sous tous les angles avec un gros amour pour le cinéma (il a apparemment des projets à ce niveau-là) et dans DEATH STRANDING 2 dès le début du jeu, on voit de suite cet amour pour le cinéma dans la mise en scène. Le prologue est une énorme introduction du jeu et rien que la façon de raconter l'histoire et surtout les plans visuels pour montrer tout cela nous montrent qu'on est face à une expérience vidéoludique proche du cinéma. Que ce soit donc dans la mise en scène (la caméra qui s'éloigne pour montrer l'immensité du monde que l'on traverse, une mise en scène qu'on retrouve dans certains moments forts du jeu) ou dans l'exploration des émotions pour ceux qui ont joué au premier, KOJIMA nous pousse à ressentir des sentiments forts d'affection pour les personnages et dans la tension de tous les instants y compris lors des missions de Sam PORTER.
Le premier opus m'avait énormément marqué car me faire adorer simulateur de marche (même si c'est très réducteur quand on voit la densité narrative du jeu), il fallait le faire. Mais j'avoue que des fois, je trouvais les parcours trop longs. Ici, ça a été corrigé car on remarque un rythme de jeu plus dynamique plus rapide. On enchaine les missions plus régulièrement avec des parcours plus courts, plus mouvementés niveau action, plus d'infiltration et cela dynamise le jeu pour rendre le jeu plus accessible et plus agréable à jouer que ce qu'il était dans le premier.
Le principe est comme dans le premier opus: faire des livraisons de matériels entre deux points de ralliement, faire en sorte qu'ils arrivent en bon état pour être apprécié par les commanditaires. Et en même relier les points importants de communication pour agrandir le réseau chiral. C'est emballant et surtout jouissif dès qu'on arrive à apporter avec la douleur (le poids puisqu'il faut gérer cet élément-là avec le matériel dont vous avez besoin aussi comme les armes, échelle ou corde par exemple) et en plus on peut trouver du matériel abandonné sur le chemin pour aider la communauté. Le jeu d'ailleurs est connecté pour avoir des panneaux indicateurs d'info ou juste un petit message de passage et même des aides avec du matériel laissé à la communauté ou des indications, c'est toujours fun.
Mais la grosse différence avec le premier, c'est le rythme qui est grandement amélioré et qui donne un expérience de jeu plus dynamique à côté des magnifiques cinématiques du jeu.
Là encore, on arrive à des sommets d'excellence comme jamais vu!
Comme je le disais précédemment, dès le début du jeu, la mise en scène est incroyable et on a l'impression qu'on est devant un film et s'il n'y avait pas les phases de gameplay, je me poserai la question si c'est un film ou un jeu vidéo. La mise en scène est proche du cinéma avec ces différents plans de caméra, surtout les plans larges, la musique elle aussi participe à l'ambiance avec des musiques originales de groupes de musique et puis forcément, les acteurs reproduits fidèlement dans le jeu. Et il y a aussi une narration qui pousse à ressentir des sentiments forts et rarement ressentis dans un jeu vidéo dû à cela et c'est pour cela que je trouve qu'on est vraiment à la frontière entre le jeu vidéo et le cinéma. Car la partie jouable du jeu, elle aussi nous fait ressentir la peur, la douleur, de l'affection pour les personnages, on passe par plein d'états émotionnels très forts.
Surtout que la réalisation est exceptionnelle grâce au moteur graphique DECIMA qui permet une capture géniale pour les cinématiques et la reproduction des acteurs connus du jeu et visuellement lors des phases de gameplay, c'est du très très très haut niveau que ce soit au niveau des effets météo ultra réalistes, des ambiances différentes selon les moments de la journée (on a des cycles jour/nuit) et ça permet d'avoir un jeu très réaliste pour les effets de lumière. Les décors sont d'un réalisme fou et les ennemis (eux imaginaires je vous rassure) sont impressionnants notamment les boss que vous allez rencontrer.
L'ambiance sonore est exagéré pour que la simulation de marche soit plus marquante mais l'ambiance du jeu est là aussi très bonne avec des doublages de qualité (y compris en français) et l'OST avec les musiques étranges de l'univers de WOODKID est sublime.
DEATH STRANDING 2: ON THE BEACH nous rappelle comme le jeu vidéo est très proche du cinéma en termes de sensations, d'émotiosn et de narration. Ici, le jeu est vraiment à la frontière entre le jeu vidéo dans sa réalisation sublimée par un moteur graphique fou, dans sa mise en scène avec des plans qui rappellent le cinéma surtout lors des cinématiques, dans le jeu d'acteur avec ces personnalités et puis les phases de gameplay restent du jeu vidéo, une simulation de marche dynamique et nerveux mais quelques fois le jeu prend la liberté de changer les plans de caméra pour nous mettre dans des conditions de réalisation plus cinématographiques ce qui n'est pas sans rappeler que son créateur Hideo KOJIMA est un très grand fan de cinéma.
DEATH STRANDING 2: ON THE BEACH est encore un OVNI vidéoludique, une expérience qui n'a pas son pareil et qui nous emporte dès les premières secondes dans un jeu vidéo qui marquera votre vie de gameuse ou de gameur.
Comme pour le premier opus, DEATH STRANDING 2: ON THE BEACH est un énorme COUP DE COEUR et fait partie des meilleurs titres de cette première partie d'année 2025.
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